Coq'Corico !


Poème de Thierry Bruneau
12 janvier 2000

Le coq est bien gaulois, et il compte ses poules,
Il est chef au village, et il est bien nourri,
Comme un fier coq en pâte, il ignore la foule,
Il pérore au jardin, il picore du riz.

Il a l'allure altière, il méprise ses filles,
Il déteste ses fils, il est chef de tribu,
Rien ne compte hormis lui, c'est un bien triste drille,
Et tout lui est permis, et sans payer tribut,

Le coq en son harem, empereur et machiste,
Dédaigne la relève et ses fils en tourment,
Il n'a jamais pensé qu'un jour un jeune cuistre,
Malotrus, malandrin, viendrait insolemment,

Lui disputer sa gloire ainsi que sa couronne;
C'est un coq allemand qui fait kirikiki,
Le vieux, interloqué, inquiet pour sa personne,
Lui cédera son jouc, éperdu et marri.



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